Le parking de mon immeuble neuf, sud de la région parisienne. La porte coulisse lentement, l’éclairage clignote. Mon cœur cogne fort. J’ai attendu ce moment toute la soirée, habillée en Florianne, ma perruque brune, maquillage chargé, mini-jupe cuir noir qui colle à mes cuisses rasées. Bas résilles tendus par les jarretelles, string qui emprisonne mon clito durci. Tout a commencé sur le minitel, ce soir d’été lourd. Seule chez moi, vêtements de femme étalés, j’active mon pseudo : ‘Florianne, trav amat en RP sud’. Les messages défilent, stériles. Puis lui : ‘Bonjour chérie, où es-tu ? Que cherches-tu ?’ Court, direct. Mon pouls s’accélère. Je réponds : à …, seul, habillé avec les sous-vêtements de ma femme. Il avoue : 35 ans, 1m85, banlieue sud, première fois entre mecs, mais tenté. Ce soir. L’alcool le pousse, je le sens. Je décris : 29 ans, envie d’être prise comme une femme, exhib publique. Il bande déjà à travers l’écran, je sais. On échange les tailles, les envies. ‘J’aime être habillé en femme. Tu le fais avec les habits de ta femme ?’ Non, répond-il. Maladroit, innocent. Parfait. Je propose : viens me chercher, balade dehors. Téléphones échangés. Mon appel : voix adoucie, féminine. ‘Viens, je serai ta petite femme en mini-jupe et bas résilles, avec un gros clito dans mon string.’ Il hésite, voix rauque. Puis : ‘J’arrive.’ Adrénaline pure. Je sors, porte du parking ouverte. La voiture entre. Je surgis derrière le pilier, créature brune aux cheveux mi-longs. Portière ouverte, je m’installe. Ma main gauche attrape sa queue sortie, raide, gland luisant de pré-sperme. Index sur le méat, je goûte : salé, poisseux. Sa main droite remonte ma cuisse gainée, jarretelle pincée. Peau qui frissonne sous le cuir. Odeur de son whisky, de mon parfum sucré. Silence électrique. On roule vers la forêt, lisière sombre.