La piste d’athlétisme encore chaude sous mes pieds nus. 199 foulées. J’ai franchi la barre des 200. Épuisée, je m’allonge en étoile, poumons en feu, muscles qui hurlent. Le froid de la nuit mord ma peau moite. Je souffre, mais je vis. Chaque fibre palpite, redécouverte. Je me relève, ivre de victoire, éteins les projecteurs. ‘Bonne nuit’, murmuré à la piste qui m’a tant fait mal.
Chemin du retour, détour par le centre équestre. D’habitude, je passe vite, craintive. Ce soir, boostée, j’entre. Box sombres, chevaux paisibles. Mon pur-sang favori, vieux champion, museau doux sous ma main. Il me reconnaît, immobile. Apaisée, je repars. Et là, lui. Nœud à la gorge. Grand, massif, torse large sous chemise. Visage dans l’ombre. Cœur qui cogne comme un marteau. Jambes flageolantes. Peur ? Ou frisson ? Tétons qui durcissent, sexe qui pulse déjà. Hypnotisée. Ma main avance, touche son cœur. Battements fous sous mes doigts. L’autre main suit, caresse muscles saillants. Odeur de mâle, sueur et cuir. Boutons défaits un à un. Peau chaude, poils drus. Sourire fugace sur lèvres fines.
L’approche et l’explosion de désir
Trop tard pour reculer. Doigts qui dansent sur abdos, ventre. Main sur son entrejambe. Queue dure, qui tressaute sous paume. Je malaxe, joue. Il grogne, m’entraîne dans un box vide. Paille qui pique dos. Il attrape cravache. Bout sur mes seins, à travers débardeur. Frissons électriques. Descend flancs, gémissement m’échappe. Short mouillé. Cuisses écartées, je m’offre. Cuir glisse sur chatte, frotte clito. Cambrée, je halète. Enlève haut, soutif. Seins nus, pincés par cuir. Sueur ruisselle, corps tremble. Nue totale, à quatre pattes. Fesses offertes. Cravache entre cuisses, sur lèvres gonflées. Je cambre, frotte. Orgasme foudroie. Corps secoué, cris étouffés. Effondrée dans paille, couverte d’une couverture. Yeux fermés, peur qu’il disparaisse.
Seule avec bruits de chevaux. Rhabillée, je rentre. Dans sac, son numéro. Nuit blanche, hésitante. Matin gris, je texte : ‘Rdv ce soir, même heure, même endroit, mais c’est à mon tour de jouer’. ‘Ok’. Cœur en vrac toute la journée. Soir orageux. Pluie fouette, tonnerre gronde. Écuries hurlent de peur. Lui, dos tourné, épaules massives. ‘Ne te retourne pas, s’il te plaît’. Sourire partagé. Liens sur poignets, bandeau sur yeux. Il se laisse, jeu fragile avec sa force.
La transformation après l’orgasme
Seau d’eau tiède, éponge. Visage d’abord, puis torse. Chemise colle peau, transparente. Pantalon mouillé dessine queue raide. Je frotte là, magique. Déshabillé lent. Queue dressée, aspergée. Gémissement rauque. Cravache en main, vengeance. Cuir sur torse, couilles, gland. Il rue, supplie : ‘Putain, laisse-moi jouir’. ‘Pas encore’. Râles syncopés. Moi trempée, salive aux lèvres. Nue, à quatre pattes devant lui agenouillé. Fesses caressent queue. Gland contre entrée. Je pousse, engloutis. Va-et-vient sauvages. ‘Baise-moi fort !’ Orgasme double, sperme chaud dedans. Corps collapsé.
Calme revient, orage s’apaise. Lui détaché, ombre qui s’efface encore. Je change. Innocence morte dans paille humide. Femme nouvelle, secrète. Ce numéro ? Gardé. Mystère intact. Piste attend demain, mais moi, à jamais altérée.