— Tu viens toujours ce soir ?

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Le message de Julien s’affiche sur mon écran alors que je sors de l’amphi de droit des affaires. Je souris toute seule au milieu du couloir bondé de l’université.

— Oui, après ton entraînement. J’ai une petite surprise pour toi.

— J’adore tes surprises. Porte quelque chose qui me plaît.

Je tape rapidement ma réponse tout en marchant vers la station de tram.

— Jean moulant et pull échancré. Ça ira ?

— Parfait. Dépêche-toi, j’ai hâte.

Julien joue en deuxième ligne dans l’équipe universitaire de rugby. À vingt-deux ans, il mesure presque deux mètres et sa carrure impressionne autant sur le terrain qu’en dehors. On s’est rencontrés il y a trois semaines pendant un TD de droit civil. Depuis, on ne se quitte plus.

Je passe chez moi me changer. Le jean délavé colle à mes hanches, le pull en cachemire gris clair descend juste assez bas pour laisser deviner la dentelle ivoire de mon soutien-gorge. J’attache mes cheveux avec deux baguettes en ivoire que ma grand-mère m’a offertes quand j’ai eu mon bac. Dans mon sac, j’ai glissé une bougie à la cannelle et une huile de massage au musc que j’ai achetée exprès.

Il est presque vingt heures quand je frappe à sa porte, dans son petit appartement du centre-ville. Il ouvre torse nu, encore humide de la douche qu’il vient de prendre. Ses cheveux mouillés tombent sur son front. Sans un mot, il m’attrape par la taille, me soulève et me plaque contre le mur du couloir. Ses lèvres trouvent les miennes avec une urgence qui me coupe le souffle.

Mes jambes s’enroulent autour de lui par réflexe. Je sens son corps massif contre le mien, son excitation déjà évidente à travers son short de sport. Il me porte comme si je ne pesais rien, ses mains glissant sous mes fesses pour me maintenir en place. Je lâche mon sac qui tombe par terre avec un bruit sourd.

— J’ai pensé à toi pendant tout l’entraînement, murmure-t-il contre ma bouche.

— Moi aussi. Pose-moi, j’ai quelque chose à te montrer.

Il me repose doucement mais garde une main sur ma hanche. Je ramasse mon sac, allume la bougie sur sa table de nuit et éteins le plafonnier. La chambre s’emplit d’une lumière chaude et parfumée. Je lance une playlist calme sur mon téléphone, quelque chose de sensuel et lent.

Julien s’allonge sur son lit king-size, les bras croisés derrière la tête. Son regard bleu suit chacun de mes gestes tandis que je retire lentement mon pull. Il reste silencieux, mais ses yeux parlent pour lui. Je monte sur le lit en jean et soutien-gorge, la fiole d’huile à la main.

— Retourne-toi, lui dis-je doucement.

Il obéit sans discuter. Je verse un peu d’huile dans mes paumes et commence à masser ses épaules larges, descendant le long de son dos musclé. Ses muscles sont tendus après le match. Je prends mon temps, appuyant là où je sens les nœuds, glissant mes mains jusqu’à la ceinture de son short. Petit à petit, ses respirations deviennent plus profondes.

— Tu es douée, souffle-t-il.

Je me penche pour embrasser sa nuque, mes seins effleurant son dos. Il frissonne. Encouragée, je fais glisser mes mains plus bas, passant sous l’élastique du short. Il se retourne brusquement et m’attrape par les poignets.

— À mon tour.

Il me renverse sur le dos avec une facilité déconcertante. Ses doigts déboutonnent mon jean et le font descendre le long de mes jambes. Il découvre ma culotte en dentelle assortie et sourit d’un air carnassier. L’huile est oubliée. Sa bouche trace un chemin brûlant de mon ventre à l’intérieur de mes cuisses.

Je gémis quand il écarte le tissu et pose sa langue sur moi. Il sait exactement comment faire. Ses grandes mains maintiennent mes hanches pendant qu’il me goûte avec une lenteur experte. Mes doigts se crispent dans ses cheveux courts. La tension monte rapidement, mes jambes tremblent autour de sa tête.

— Julien… viens, je veux te sentir.

Il se redresse, retire son short d’un mouvement fluide. Son corps nu est impressionnant dans la lueur de la bougie. Il attrape un préservatif dans le tiroir, l’enfile rapidement et revient sur moi. D’un coup de reins puissant, il me remplit entièrement. Je pousse un cri de plaisir qui se transforme en long gémissement.

Il bouge d’abord lentement, savourant chaque sensation, puis accélère. Ses coups de bassin sont profonds, rythmés. Je m’accroche à ses épaules, mes ongles laissant des traces sur sa peau. La chambre est remplie du bruit de nos respirations saccadées et du claquement de nos corps qui se rencontrent.

Il me retourne soudain, me met à quatre pattes. Ses mains agrippent mes hanches tandis qu’il me prend par derrière avec encore plus d’intensité. Je sens l’orgasme monter comme une vague. Il passe une main sous moi pour caresser mon clitoris et je jouis violemment, le corps secoué de spasmes.

Julien ne s’arrête pas. Il continue à me pilonner jusqu’à ce que ses mouvements deviennent erratiques. Avec un grognement rauque, il se libère en moi, son corps collé contre mon dos.

On reste un long moment enlacés, essoufflés, la bougie continuant à diffuser son parfum sucré. Il finit par se retirer doucement et m’attire contre lui. Ses doigts caressent mon dos avec une tendresse surprenante après la fougue qu’il vient de montrer.

— Ta surprise était parfaite, murmure-t-il en souriant.

Je ris doucement et l’embrasse sur la poitrine.

— Ce n’était que le début de la soirée.

Dehors, la ville continue de vivre, mais dans cette chambre, le temps semble suspendu. On sait déjà qu’on ne va pas beaucoup dormir cette nuit.

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