Ce café parisien, encore imprégné de l’odeur de croissants chauds et de café brûlant. J’y suis entrée par hasard, ce soir-là. Vingt ans plus jeune, le cœur battant déjà un peu trop fort. Luc était là, au comptoir, sourire en coin, yeux qui accrochent les miens. On parle. Facile. Trop facile. Sa voix rauque, son parfum musqué qui me chatouille les narines. Mon ventre se noue. Hésitation. ‘Viens chez moi, juste un verre.’ Les mots glissent comme une caresse interdite. La peau de mes bras frissonne. Je sais que c’est le pas de trop. Innocence qui vacille. On sort. L’air frais de la nuit me gifle. À pied, dix minutes qui durent une éternité. Ma chatte palpite déjà, humide de curiosité. À sa porte, le déclic. Tout bascule.
La porte claque. Ses lèvres sur les miennes, voraces. Goût de bière et de tabac. Mes mains tremblent sur sa chemise. Il déboutonne la mienne, lentement. Seins nus offerts. Mamelons durs comme des billes. ‘T’es belle, Julie.’ Sa voix basse, sale. Je rougis, mais mon corps répond. Il me plaque contre le mur. Culotte arrachée d’un geste. Doigts qui fouillent. ‘T’es déjà trempée, salope.’ Je gémis. Première fois qu’on me parle comme ça. Ça cogne dans ma tête, dans mon bas-ventre. Il me porte jusqu’au lit. Vêtements volent. Son sexe dressé, énorme, veiné. Je le touche, maladroite. Chaud, dur comme fer. Il grogne. ‘Suce-moi.’ Je m’agenouille. Bouche grande ouverte. Sel sur ma langue. Je bave, j’étouffe un peu. Il empoigne mes cheveux. ‘Plus profond, ouais comme ça.’ Mon cœur explose, pouls dans les tempes. Il me jette sur le dos. Cuisses écartées. Odeur de ma mouille qui emplit la pièce. Sa queue contre ma fente. ‘Prête ?’ Un coup de reins. Pleine. Déchirée de plaisir. Cris étouffés. Il pilonne, sauvage. ‘T’aimes ça, hein ? Ta première vraie baise.’ Sensations folles : frottements intenses, sueur qui perle, bruits de chair claquant. Je griffe son dos. Orgasme qui monte, tsunami. ‘Je jouis !’ Il accélère. Chaud en moi. Il se retire, gicle sur mon ventre. Tremblements. Épuisée, comblée.
L’Approche
Le calme revient. Sa respiration lourde contre mon cou. Je fixe le plafond, le corps encore vibrant. Changée. Irrémédiablement. Ce n’était pas juste une baise. L’innocence envolée, remplacée par une faim nouvelle. Curiosité dévorante qui s’éveille. Secret enfoui. Personne ne saura. Jamais. Ce café, ce lit, cette nuit : mon initiation. Mon plaisir secret.